Les plaisirs de Patrick

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Elle se prénommait Jane. Patrick et elle, travaillaient dans le même groupe et leur premier contact fut par le biais du téléphone.
Il fut d’emblée séduit par sa voix, cristalline et énergique.

A cette époque,Patrick, jeune ambitieux, était sur sa lancée de la réussite et n’avait que peu de temps pour les relations amoureuses.

Mais au fil des échanges avec Jane, il s’aperçut qu’elle possédait les mêmes valeurs de travail que lui : grande bosseuse, réactive, ambitieuse.

Patrick n’était pas à l’aise avec les femmes trop féminines, elles lui faisaient peur mais avec Jane, il en allait différemment, il fut séduit dès la première rencontre : Jane possédait un corps de liane, blonde, yeux mordorés, pétillants de malice.

Il la trouva plus belle que tout.

C’est ainsi que débuta la plus grande conquête de la vie de Patrick : Jane devait se marier dans 6 mois avec son fiancé de longue date. Il mit au point un plan d’attaque pour faire échouer ce mariage, Jane devait devenir sa femme.

Il était obsédé par elle, lorsqu’il s’endormait, se réveillait… Cette certitude que sans elle, il était incomplet…

Grâce à son statut de directeur régional, il put organiser des RV de travail avec Jane, où il démontrait son talent de gentlemen, bien policé, bien sous tout rapport.

Jane s’aperçut rapidement de l’intérêt autre que professionnel que lui accordait Patrick , tant il devenait différent lorsqu’ils étaient ensemble : regard fixe, intense, le ton moins tranchant et autoritaire, le tac au tac intellectuel.

Patrick savait que sa marge de manœuvre était faible, il fallait que Jane se rende compte par elle même que son futur mari n’était pas le bon.
Il restait 3 mois avant le mariage, les dernières invitations à envoyer.

Patrick ne doutait pas : il voyait bien que sa personnalité de meneur séduisait Jane, et que celle-ci se posait des questions sur son engagement.

Jouant le tout pour le tout, Patrick décida d’organiser un séminaire de 4 jours avec nuit en hôtel, particulièrement sélect, et une équipe de 8 personnes dont Jane.

C’était un meneur né, fin psychologue, et il savait que les dés étaient lancés, le meilleur étant pour lui.

1er soir : il arriva à passer la seconde partie de la soirée en tête à tête avec Jane, lui faisant prendre conscience que si elle était si troublé par lui, il fallait qu’elle réfléchisse à ce que serait son avenir si elle se mariait avec un homme, alors qu’elle était attiré par un autre.

2ème soir : se promenant au bord des quais, Jane s’aperçut qu’elle se rapprochait très souvent de Patrick, recherchant sa proximité, elle trouvait qu’ils s’assortissait bien physiquement dans le style “jeune couple, riches et dents longues”.

3ème soir : Jane prit sa décision : Patrick avait un bel avenir devant lui, il lui plaisait et avec lui, toutes les possibilités semblaient réalisables.

Elle téléphona à son fiancé et lui annonça qu’elle annulait tout : celui-ci comprit qu’il n’avait aucune chance face à ce Patrick, qu’il avait déjà eu l’occasion de rencontrer.
Il connaissait Jane, elle était inflexible et peu sensible aux lamentations d’un homme délaissé.

4ème jour, 0h20 et quelques : Patrick entendit de légers frappements à sa porte, un sourire se dessina sur ses lèvres, il savait qui était son visiteur ou plutôt sa visiteuse : Jane.

Son cœur s’accéléra, mais restant maître de lui, il alla ouvrir et invita à rentrer, cette femme qui sera bientôt sienne : Sa présence était incroyablement forte ce soir, les yeux légèrement humides, les joues roses, le regard vulnérable.

L’attirant contre lui, Jane se blottit dans ses bras.
Ainsi débuta l’histoire de Patrick et Jane….

2 ans déjà que Patrick avait réussi à conquérir Jane et pourtant une certaine monotonie s’était insidieusement installée…

Jane n’était décidément pas portée sur les relations charnelles. Pourtant lors de leur relation sexuelle, il respectait les désirs et les non-désirs de Jane : elle ne pratiquait pas la fellation, soit; elle adorait qu’il lui caresse ses seins, il obtempérait.

Patrick prenait progressivement conscience au travers de ses dials virtuels que sa sexualité était si policé, si fade. Mais il n’en voulait aucunement à Jane.

Aussi un jour, interpellé par une de ses annonces proposant un massage pour homme, il franchit le pas d’un salon de relaxation. Malgré une légère gène car c’était la première fois, il répondit d’une voix assurée à la jeune femme brune qui l’accueillit : « Oui, il souhaitait la finition », « Avait-il des préférences quant à une des masseuses? », « Oui avec une forte poitrine ».

S’installant dans une des pièces prévues à cet effet, il se déshabilla. Posant son costume sur une chaise, il prit une douche rapide dans la cabine, très chaude, pour réduire le stress qui l’habitait.

« Arriverait-il à ne pas jouir au bout de 2 minutes ? » « Arriverait-il à avoir une érection ? »

Que de questions qui allaient avoir leur réponse dans l’heure qui suivit.

La banquette en cuir noir, recouverte d’une serviette éponge bleu roi, n’attendait que son corps. Etant prêt, il appuya sur la sonnette et réduisit l’intensité de l’éclairage.

Toc, toc, elle arriva : de taille moyenne, cheveux châtain méchés de blond vénitien, une bouche pulpeuse… A vue de nez, elle faisait un 90E. Son fantasme.

Il se rendit compte du soulèvement de la serviette qu’il avait posé sur son bassin. Déjà une réponse à l’une de ses questions.

Elle lui demanda de se mettre sur le ventre, ce qu’il fit. Il ferma les yeux, dès qu’elle posa ses mains, huilées sur ses épaules, nouées par le stress quotidien du travail.

Sa masseuse ne portait qu’un string, noir, et un débardeur, en dentelle, laissant apercevoir la forme de ses seins pleins. Elle ne parlait pas, il n’entendait que sa respiration.

Laissant voguer ses pensées, il coupa court lorsqu’il se dit que Jane ne l’avait jamais touché de cette manière, sensuelle, douce et ferme.

Rouvrant les yeux, brusquement il se retourna sur le dos, ne pensant plus au fait d’être dénudé devant une femme inconnue jusqu’il y a peu.

Patrick dévisagea plus attentivement la poitrine qui se balançait suivant les mouvements : il s’imaginait la prendre en bouche, y enfouir sa tête, prendre en pleine main ces fabuleux seins, les malaxer, y placer son pénis et le presser entre ces deux globes.

Il se rendit compte qu’elle avait débuté la caresse demandée : sa main droite enserrait son sexe, tendu et attentif au moindre changement de rythme.

La jeune femme alternait du plus lent au plus intense, elle jouait avec son sexe comme un charmeur de serpent.

Bougre, elle savait y faire, il devait résister contre cette envie de tout lâcher. Pourtant la réalité était là, il payait une prestation, et elle faisait le maximum pour qu’il obtienne satisfaction.
D’un coup, le point de non-retour fut là, quand elle toucha ses testicules tout en accélérant son va et vient.

Quelle plaisir fut sa jouissance, tout son corps explosait de volupté : un simple massage avec finition mais ce résultat : extatique.

Il sut son prénom à la fin : Eva, tout simplement.